Les Racines du Mal 

Poèmes - Livre - Imaginations - Maximes - Dessins - Photos

Accueil - M'écrire

La Peur

La peur est partout car la peur est en nous !

  Elle part du ventre et tout entier elle nous prend,
Pour nous rendre acide, amer, écoeurant
Et elle s'enracine, nous visse comme un écrou,
Pour nous tordre puis s’extérioriser par tous les coups.

  Les coups de sang amorcent des poings percutants
Pour blesser inlassablement tant d’innocents !
   

Les objets sont cabossés, fêlés, cassés,
Les végétaux sont arrachés, écrasés, piétinés,
Les animaux sont pourchassés, torturés, massacrés,
Les humains sont violentés, condamnés, éliminés.

Brutalement ou progressivement,
Mentalement ou physiquement !

  Mais les dégâts sont toujours patents et blâmables,
Tantôt réparables, parfois irrémédiables,
Parfois inqualifiables, souvent inexcusables,
Souvent condamnables, mais toujours pardonnables.

 Car la peur nous rend souvent incontrôlables,
Inconscients et finalement irresponsables !

  Il ne faut donc point la laisser s’ancrer
Profondément en soi sans résister.
Car quand nous sommes trop infiltrés,
Il est très difficile de la déloger.

La peur ouvre grand la porte au Mal,
Barrons enfin la route à l’infernal !

Et il ne sert à rien de chercher à la chasser,
Car elle revient sans cesse se replacer,
Si on ne veille par la confiance à la remplacer,
Et qu’on n’apprend à la détecter et la transformer.

Développons alors le courage de l’exterminer,
En acceptant vraiment de vivre et d’aimer !

31 mars 2002

L'Avidité

L’avidité semble un refuge
Que l’on croit salutaire
Alors qu’il n’est que précaire
Car elle est centrifuge.

Ce désir ardent de pleinement se remplir
Correspond bien à un impérieux besoin :
Celui de son âme qui demande soin
Afin de toutes ses blessures enfin guérir.

Mais pourquoi cette faim est-elle insatiable ?
Alors que l’on fait tant pour avoir tout :
L’Argent qui comblera le vide partout
Grâce à des acquisitions cumulables.

  Pourtant les satisfactions matérielles sont si brèves
Qu’il devient vite nécessaire d’en obtenir plus.
Et que même lorsque l’on crée un surplus
On ne peut que constater que rien ne s’achève.

  Mais comme on ouvre pas vraiment les yeux,
On essaie de se raisonner afin de supporter,
L’indicible béance de notre coeur inanimé,
Qui continue de nous signaler ses voeux.

Et comme nous ne comprenons toujours pas,
Nous maintenons inlassablement l’illusion,
En poursuivant le chemin de la tentation,
Sans se rendre compte de ses mauvais pas.

  Pourtant parfois un éclair de conscience surgit :
On se sent plein quand on ressent de la joie,
Lorsqu’on s’émerveille devant la nature avec foi
Ou devant un bel enfant innocent qui rit.

Car la vie sur Terre est un jeu passionnant
Qui permet de rire, de chanter, d’évoluer,
A condition de tire des leçons du passé,
Pour vivre pleinement chaque instant présent.

Alors la gratitude vient tout naturellement,
Pour tous ces moments que Dieu offre
A ceux qui acceptent de suivre leurs élans
D’amour, de courage, de bonté, si émouvants.

Ceux-là agissent consciemment le plus souvent,
Selon les voeux de leur divinité intérieure
Et leur vie se remplit comme leur coeur
D’une douce chaleur et de bienheureux moments.

 Car c’est en se servant de son intuition
Que l’on oeuvre au mieux et produit le meilleur
Afin de s'accorder à soi et donner du bonheur
En manifestant ses pures et cordiales intentions.

Alors l’énergie d’Amour de notre âme bénie
Se ressent, rayonne et s’amplifie à souhait,
Pour recevoir et donner bonté et paix,
Et pour dénicher notre plénitude enfouie.

L’avidité est donc une course sans fin
Vers un horizon extérieur toujours décevant,
Alors qu’en tournant son regard en dedans,
Nous libérons l’âme qui guide vers le Bien.

18 avril 2002

Les Blessures

Comme il est facile de blesser
Un coeur profondément dévoué,
Qui dans l’enfance fut maltraité
Par tous ceux qui se sont enfoncés
Dans l’horreur d’une vengeance inavouée !

 Inconscients du mal qu’ils assènent,
Par leur yeux regorgeant de haine,
Par des paroles dures et vaines,
Par des gestes qui rendent blêmes,
Ils ignorent les coeurs qui saignent.

Ces blessures sont invisibles
Et jugées parfois bien risibles,
Alors que douleurs indicibles
Et béances imperceptibles
Ravagent les coeurs si sensibles !

 Quand cessera-t-on de perpétrer
Ces actes si pleins de cruauté,
Qui détruisent avec méchanceté
Des êtres tellement désarmés,
Alors qu’ils sont si pleins de bonté ?

 Arrêtons de taire ces blessures,
D’enfouir les souffrances qu’on endure,
D’endormir ces douleurs qui torturent,
En faisant respecter nos coeurs purs,
En refusant que le Mal perdure !

22 juillet 2002

La Colère

La colère est le propre de ceux qui sont sales !
Sales de ne pas respecter les voeux de leur âme,
Sales de résister à se faire du bien sans blâme,
Sales d’oser s’imposer et perpétuer tant de mal.
La colère vient à ceux qui refusent le calme.

  Une puissante révolte intérieure elle signale :
Le coeur lutte contre la domination mentale,
Il veut enfin faire lâcher prise au chacal,
Pour exprimer alors la noblesse du cheval,
Et se redécouvrir un lumineux canal.

  La colère est une redoutable alarme,
Qui nous pousse à prendre de viles armes,
Alors que le remède est de verser les larmes,
Qui libèreront notre doux coeur sans vacarme,
Afin de révéler nos si bienveillants charmes.

  Il faudra céder la priorité à l’âme,
Pour que l’amour inconditionnel se déclame,
Afin de brûler en soi cette méchante dame,
Qui nous ronge, nous épuise, nous rend infâme.
Alors nous serons dignes que Dieu nous acclame !

1er avril 2002

La Destruction 

La destruction a deux grandes cibles :
L’une est matérielle, l’autre spirituelle,
L’une est visible, l’autre invisible,
L’une est constatable, l’autre incontestable.
Et la première découle de la seconde.

  La destruction invisible est celle qui atteint
Le plus profond de l’être, car son coeur elle éteint.
Ce vécu est tout à fait indicible mais se peint
Dans un regard, un visage, des gestes contraints,
Manifestant la souffrance qui alors nous étreint.

Elle se reconnaît et se voit, par ceux attentifs
Dont le coeur est ouvert et la sensibilité à vif,
Et qui alors compatissent sans autre motif,
En ressentant, impuissants, le principe actif
De ce feu ravageur qui atteint les rétifs.

  Et pourquoi se laisser détruire ou s’autodétruire,
Si ce n’est pour le mauvais en soi anéantir ?
Au risque pourtant le bon aussi d’affaiblir,
Mais surtout pour permettre au créatif de surgir
Après avoir fait le ménage sans faillir.

  En effet, la destruction n’atteint pas la matière,
Si elle est assumée avec une vaillance guerrière,
Et que l’on comprend l’objectif visé et sincère :
Épurer l’ego de ses vices, ces viles guêpières,
Qui maintiennent les vertus du coeur prisonnières.

  Il suffit donc d’accepter cette destruction naturelle,
Et de cesser de jouer indéfiniment au rebelle,
Pour accueillir cette nécessité souvent cruelle,
Mais indispensable à l’évolution vers l’Éternel,
En retrouvant confiance et humilité bien réelles.

Si l’on ignore ce processus incontournable,
Et que l’on résiste au prix d’efforts impensables,
Alors on s’expose à une concrétisation redoutable,
En son propre corps ou envers ceux irresponsables,
A qui l’on porte des coups souvent irréparables.

  Il est donc temps de prendre ses responsabilités
En devenant conscient des spirituelles réalités,
Afin de revenir vers une saine idéalité,
Pleine d’espoir pour une meilleure humanité,
En se laissant guider par le coeur avec humilité.

16 avril 2002

L'Égoïsme

Quand l’égoïsme domine
Et que l’altruisme décline,
L’humanité s’achemine
Vers un redoutable abîme !
C’est la peur qui nous incline
A creuser nos propres mines,
Où l’on s’enfonce, indignes,
Risquant d’y prendre racine.

 Pourtant, «l’union fait la force !»,
Chacun le sait mais s’efforce
D’affermir son égoïsme de gosse,
En s’isolant comme un morse.
 Alors le péril s’amorce
De périr à coup de crosses
Assénés par les molosses
Des forces du Mal féroces.

 Pourrons-nous à temps nous délier
De ces vils intérêts, tournés
Vers trop de matérialité,
Qui freine la fraternité ?
 Il faut vite trouver les clés,
Qui mènent à l’humanité
Ces êtres ayant oublié
Leurs réelles priorités !

22 juillet 2002

La Folie

La Folie guette ceux qui trop intensément souffrent,
Et se laissent approcher trop près du grand gouffre,
Dans lequel ils pourraient sombrer, au dernier souffle
Qui les emporteraient pour l’infernale bouffe.

 Car la raison ne peut durablement tanguer
Entre l’illusion et la sombre vérité,
Sans risquer de vraiment et au fond s’abîmer,
Si un équilibre elle ne vient à trouver.

 La compréhension est le véritable sauveur
Pour éviter à ceux qui, en détresse majeure,
Ne savent vraiment plus marcher avec leur coeur
Et cesser d’opérer de fatales erreurs.

 Comprendre ce et ceux qui font vraiment souffrir
Permettant d’éviter à la raison de périr,
Puis il faut repérer les faits qui font gémir,
Pour les stopper avant qu’ils ne fassent blêmir.

 L’acceptation réelle des durs évènements
Est la seconde clé qui permet sûrement
De tenir distants les bouleversements
Qui ravagent les vies des gens trop résistants.

 Car l’être humain doit constamment s’adapter,
Pour le bon chemin vers son destin assumer,
Et s’il résiste à se laisser bien guider
Par son coeur, sa raison est fermement attaquée.

 Toutes ses relations sont alors assaillies,
Pour le faire souffrir et opérer des saillies
Qui mettent sa tête bornée en parfaite bouillie
Ou son corps tiraillé en complète charpie.

 Et naturellement, cela perdurera,
Tant qu’à suivre son coeur, trop il résistera,
Jusqu’à la folie parfois où il vacillera,
S’il ne lui est donné un répit qui ne durera.

 Les plus obstinés sont ceux les plus exposés,
Surtout s’ils sont dotés d’un esprit très doué
Et d’un coeur dédié à se dûment dévouer,
Et qu’ils résistent à la mission allouée.

 Il n’y aura alors que Dieu, par la belle âme,
Pour les sauver à temps, du péril des vraies flammes
Qui détruiraient leurs corps et leurs raisons, qui clament
Leurs résistances pour récolter des blâmes.

 Quelles douleurs faut-il endurer sans cesse,
Pour ne plus résister à la bonne faiblesse
De céder à son coeur qui, alors plein de liesse,
Saura tendrement nous guider vers la sagesse ?

10 août 2002

La Haine

La haine davantage se déchaîne
Dans le monde, ici et ailleurs,
Car elle redevient toujours reine,
Quand chacun laisse dominer la peur.

  Il a suffi que notre centenaire gardienne,
Nous quitte de ses yeux bleus sans frayeur.
Mais son âme reste tristement en peine,
Et en tous les coeurs perdure et demeure.

  Ainsi, elle exhorte, toujours souveraine,
Chacun à réveiller puissamment son coeur,
Pour que la confiance grandisse et revienne,
Et que la joie jamais ne se meurt.

  Car la seule arme efficace contre la haine,
Est l’expression des qualités de coeur.
Et c'est à chacun de reprendre les rênes
Pour les faire pleinement exploser en choeur.

  Elle fut si grande et si longtemps sereine
Pour faire vaillamment reculer l’horreur,
Engendrée par une fausse voix de sirène
Qui entraîna si vite le monde dans l’erreur.

Tant se plièrent à cette force qui fut marraine
De massacres insensés et de tant de leurres.
Pour que chacun puisse mesurer sans peine
A quel point on peut faire durer la terreur.

  Alors il faut qu’enfin la conscience vienne,
Car ignorer le Mal c’est ouvrir la porte au malheur.
Et chacun porte la responsabilité de rompre les chaînes,
Qui le rattache à la dépendance par la peur.

Il faut savoir que l’état d’esprit tout gouverne,
Et que seul un bon et solide état de coeur
Peut préserver chacun d’une dérive soudaine,
Qui laisse place au pire en chassant le meilleur.

  Alors faisons fructifier les bonnes graines
Qui permettent d’accéder au bonheur,
Afin d’anéantir les vils germes
Qui détruisent tout sur leur chemin de peur.

  Et il n’y a qu’une seule clé à même
De développer brillamment les vertus du coeur :
C’est l’Amour inconditionnel, qui amène
Par la tendresse fraternelle, la magique douceur.

15 avril 2002

La Luxure

Un homme puissant gît exténué dans un lit,
L’animal a surgi en son esprit maudit,
Pendant une nuit d’orgie où il s’est perverti
En se laissant aller aux plaisirs interdits.

 Une femme était belle et pleure sa détresse
De se laisser traiter comme une diablesse,
Pour gagner le bas rang de perverse maîtresse
D’un homme devenu bourreau par faiblesse.

 Une enfant au doux corps imberbe éclatant
Se plie aux consignes d’un jeu révoltant,
Dont elle ne perçoit point l’impact traumatisant,
Innocente complice d’un vil père abusant.  

 Désirs inavoués ou bien réalité ?
Ces scènes malsaines suscitent elles à gré
Une imagination cruelle et insensée
Ou l’écoeurement le plus démesuré  ?

 Alors, stoppez tout net l’indiscutable horreur
De ces cauchemars plein de lascives laideurs,
Qui transpercent le coeur de violentes raideurs
Au lieu de le remplir de bonté et douceur !

 Comment résister à ces infamants plaisirs ?
Anticiper l’ampleur de la souffrance, du pire
De ces pratiques qui aliènent aux désirs
Et poussent aux combats de Satan à s’unir !

14 janvier 2003

La Mélancolie

Quand le ciel se remplit de gris clair et foncé,
Ravissant à la vue un soleil tout doré,
Le coeur peut bien vite se laisser assombrir,
Et la traître tristesse d’un coup l’engloutir.

 Alors les nuages peuvent se déverser,
D’une eau dont le débit peut sans cesse varier,
Pour accorder sans fin la quantité de pleurs,
Dont les coeurs lourds voudraient alléger leurs demeures.

 Reste alors à chacun à se bien laisser aller,
Pour déloger au mieux la détresse installée,
Et pour faciliter saine libération
Qui ouvrira le coeur à l’Amour-Compassion.

  Sans crainte, il faut laisser son coeur bien se vider
De ces étouffantes humeurs enfiellées,
Car il est une grossière erreur souvent commise
Qui est de retenir les pleurs dans la remise.

 Or, il vaut mieux laisser les larmes s’écouler
Quand on sent le vase tout prêt à déborder,
Pour vraiment éviter de s’enliser sans cesse
Dans la mélancolie d’une sombre tristesse.

 Faire de la place en ces coeurs si gonflés
Est une absolue et saine nécessité
Pour que la Lumière puisse s’y rétablir
 Et la mélancolie empêcher d’y venir.

 Il faut faire des efforts pour se laisser pleurer
Mais ensuite veiller à l’humeur maîtriser,
Pour ressentir la joie de vivre rayonnante
Qui remplira le coeur de lumière brillante.

 Car si mélancolie on laisse s’installer
L’âme va se trouver engluée puis noyée,
Et le soleil ne pourra y ramener chaleur
Pour ranimer douceur et intense bonheur.

10 août 2002

La Paresse

Comment faire pour distancer vile habitude
Qui consiste à tomber en grande servitude,
Car on ne parvient à dompter sa volonté
Pour agir avec force, sagesse et bonté ?

 Où l’ardeur à agir de façon constructive
S’est-elle évanouie, envolée, trop chétive ?
Qui est conscient de ce mal courant insidieux
Ayant engendré tellement de paresseux ?

 Qu’ont fait nos parents en croyant pourtant bien faire ?
Ils voulaient tout nous donner, après cette guerre !
Habitués à travailler dur en ces temps-là,
Ils faisaient tout, générant des enfants trop las !

 Alors comment redynamiser ces amorphes
Qui traînent des pieds dès que les efforts s’amorcent ?
Les menacer de perdre leurs biens matériels,
Les priver de rencontres et de plaisirs sensuels ?

 Et pourquoi ne point s’enfoncer dans l’inertie
Jusqu’à regarder s’effondrer vraiment sa vie ?
Pourquoi et comment se réveiller, fort, vivant,
Un beau matin, prêt à bien agir en aimant ?

 Il suffit de le vouloir, d’oeuvrer en constance,
De comprendre l’essentiel : la persévérance !
Et reprendre la maîtrise de ses actions
Est un bonheur plus grand que les satisfactions !

 Les récompenses pour ces efforts en conscience
Sont précieuses : elles se nomment Amour et Confiance !
Et les vertus de courage et de volonté
Sont puissantes à réveiller la fraternité !

 Alors grands enfants et adultes avertis,
Rassemblons nos forces pour devenir ravis
D’avoir vaincu les vices de peur et de paresse,
Pour ranimer vraiment la joie et la tendresse !

7 mai 2003

Les Querelles

Quand la colère est ancrée en soi,
Les querelles surviennent en chaîne,
Pour évacuer le trop plein de haine,
Qui se déchaîne entre Soi et Moi.

  Toutes les occasions sont alors bonnes,
Pour projeter violemment sur autrui,
Le son de la guerre interne qui rugit,
Afin qu’à l’extérieur son cri résonne.

  Et on peut passer sa vie à rager ainsi,
Contre ceux qui ne peuvent rien pour soi,
Si l’on ne comprend pas pourquoi,
Cette révolte intime règne sans répit.

  C’est que notre coeur cherche à dompter
Notre tête qui nous fait commettre
Des propos et des faits si traîtres
Qui empêchent notre destin de se réaliser.

  Alors notre âme se bat sans faillir,
Pour faire entendre sa réalité,
Et nous délivrer de notre personnalité,
Afin de reprendre les rênes sans faiblir.

  Mais notre mental ne veut pas lâcher
Sa domination par la pleine illusion,
Qui nous amène à tourner en rond
Sans pouvoir véritablement avancer.

  Alors nous piétinons amèrement,
Ressentant parfois notre propre prison,
Qui nous retient derrière les cloisons,
Faute d’oser ouvrir la porte en grand.

  Celle qui dévoile un immense horizon,
Celui du vaste espace de notre coeur,
Où tout se construit sans erreur,
Avant de se concrétiser avec passion.

  Il faut donc se décider courageusement,
A donner la priorité à notre intuition,
Qui seule peut nous guider vers notre mission,
Et trouver ainsi la paix sereinement.

  Alors les relations se pacifient
Car les querelles n’ont plus lieu ;
La colère est remplacée par Dieu,
Et l’Amour de Soi nous unifie.

13 avril 2002

La Rancoeur

Que dire et faire de bien en journée si claire ?
Car je voudrais agir mais j’ai tant à taire,
Quand nul écoute, nul aime, nul éclaire,
La voix et le chemin de mon coeur en enfer !

  Pourtant le paradis est réellement près,
Mais je ne cesse d’y résister à mes frais,
Faute de m’aimer assez pour goûter le lait
Délicieux, si l’amertume ne le gâchait !

  Ainsi, je me plains, je me tue et je me trais
Ce délicat lait que mes enfants adoraient,
Mais qu’aucun homme depuis a daigné déguster,
Et qui ne peut maintenant que tous dégoûter.

  Donc, je tente des prouesses pour m’en délester,
Réussir enfin à ne plus me détester,
Et je m’implore de faire exploser mes regrets,
De renoncer aux remords pour chasser l’ivraie !

  Car la rancoeur, c’est la mort du coeur assurée.
En silence, elle nous tord comme un citron pressé,
Pour extraire le poison qui nous est destiné,
Ainsi qu’à nos proches, victimes non désirées !

4 avril 2002

La Souffrance

Est-il plus vive souffrance
Qu’un rejet d’Amour intense
Qui émerge avec violence
Après une joie immense ?

 Un tel chaud-froid émotionnel
En quelques heures nous écartèle,
Pour prouver combien sont cruels
Ceux qui à l’Amour sont rebelles.

 Pourquoi laisser la peur guider
Des réactions si insensées,
Qui privent notre coeur de bonté
Et notre corps de volupté ?

 Comment réfréner le désir
A un Amour de s’ouvrir,
Sinon par crainte de souffrir
Ou l’autre chercher à détruire ?

 Car la vengeance, bien souvent,
Emerge des esprits charmants,
Qui, séduits, deviennent cinglants
Pour blesser les coeurs aimants.

 Pour endiguer ces réactions
Et purifier ces émotions
Qui détruisent les relations :
Il faut aimer sans condition,
Tout pardonner sans restriction,
Construire de tendres passions,
En plaçant au coeur de l’union,
Un respect plein de compassion !

22 juillet 2002

La Violence

La violence est immense  
Quand le coeur se dépense  
Avec l’esprit si intense  
Et récolte une sentence !

La violence se relance  
Chaque fois en constance,  
Pour exprimer l’insolence  
Issue de la semence !

La violence  témoigne  l’importance  
Du ressenti  et de l’endurance,  
Par le plongeon dans la souffrance  
D’un coeur blessé par l’ignorance !

 La violence fait approcher la démence,  
Pour engendrer la clémence  
De ceux qui pourtant dispensent  
Sans compter leur malfaisance !

La violence est la récompense  
Que l’on accorde avec complaisance
A ceux qui cherchent leur pitance  
Dans la véritable malveillance !

  La violence exprime la mouvance  
D’un coeur déchiré par l’absence,  
D’un amour partagé et intense,  
D’une douceur refusée en conscience !

  La violence est une béance,  
Mais
on doit accepter sa partance  
Pour révéler la  pleine vivance  
De son coeur tellement dense !  

28 septembre 2001

Hit-Parade Inscrivez votre site !
Copyright Evalys © 2002-2006, tous droits réservés
Copyright Dépot - Certificat

00034304